Réalisateur
France
Né en 1963

Né en 1963, Sylvain Chomet obtient un baccalauréat d’Arts-Plastiques puis est diplômé de l’atelier de la BD d’Angoulême. Connu comme co-auteur, avec Nicolas De Crécy, de la bande dessinée «Léon la came», pour laquelle il reçoit le prix René Goscinny, il commence à faire du cinéma d’animation en tant qu’assistant à Londres. Il fait notamment des films publicitaires. En 1991, après des années de travail, il réalise un court-métrage, «La Vieille Dame et les Pigeons», qui raconte l’histoire d’une vieille dame nourrissant des pigeons. Ce premier essai est sélectionné aux Césars et aux Oscars.

Un premier long-métrage présenté à Cannes

En 2003 sort sur les ecrans son premier long-métrage d’animation, «Les Triplettes de Belleville». C’est un succès! Le film est aussi nominé aux Césars et aux Oscars. Il dirige ensuite deux excellents mimes dans l’un des courts-metrages du film à sketches «Paris, je t’aime». Il travaille actuellement à la réalisation d’un dessin animé à partir d’un scénario de Jacques Tati «Confusions» que ce dernier n’a pas eu l’occasion de réaliser et qui devrait sortir en 2009 sous le titre «L’Illusionniste». En même temps, il tourne à Hollywood «Despereaux», un film en images de synthèse adapté d’un livre pour enfant, prévu pour 2008. Sylvain Chomet collabore à ce deuxième projet avec Gary Ross et Allison Thomas, qui ont produit «Pur Sang, la légende de Seabiscuit».

De la BD au cinéma

Venu du monde de la BD, Sylvain Chomet se révèle être un cinéaste d’animation de grand talent. Inspiré par Chaplin, Keaton, Tex Avery, Tati et les Monty Python, le réalisateur a un humour des plus fins et réalise d’excellents gags. Il est visiblement passionné de musique jazz. En regardant «Les Triplettes de Belleville», on peut s’apercevoir qu’il a en commun avec Jacques Tati le sens de l’observation des détails et une manière particulière d’employer les dialogues, qui sont traités comme des bruits ou des musiques. D’autre part, les decors de ses films sont drôles et vivants: les maisons sont penchées et les rues incroyablement raides. On peut penser que ses personnages sont dessinés de façon schématique ou grossière. Mais c’est fait exprès! C’est pour mieux exagérer leurs traits et en faire d’excellentes caricatures.