«2001, l’odyssée de l’espace», un film qui a révolutionné la SF.

Comme son nom l’indique, la science-fiction raconte des histoires inventées (fictions) marquées par des évolutions scientifiques (science). La science-fiction, ou SF, est donc un genre cinématographique qui montre un avenir scientifiquement possible. La SF révèle des mondes inconnus, généralement à partir d’hypothèses sur le futur. Pour cela, elle recourt aux trucages et aux effets spéciaux. Proches du fantastique, les films de science-fiction s’en distinguent néanmoins en donnant une explication vraisemblable à l’univers qu’ils présentent, tandis que les films fantastiques reposent sur une part d’inexplicable, de surnaturel et ne se déroulent pas nécessairement dans le futur.

Le futur des hommes et les dangers de la science
Les films de science-fiction se caractérisent avant tout par un saut dans le temps ou dans l’espace. Ils présentent des lieux inconnus, comme les planètes, le cosmos ou la terre dans le futur. Ils racontent les conquêtes spatiales ou les invasions des extraterrestres. Astronefs, fusées, robots et gadgets en sont les ingrédients nécessaires. C’est pourquoi, les effets spéciaux sont très importants pour ce genre. En effet, pour créer des décors futuristes, les cinéastes qui font des films de SF recourent aux trucages ou aux images de synthèses. Les films de science-fiction démontrent souvent que les progrès techniques, s’ils sont mal contrôlés, provoquent des catastrophes écologiques, des mutations dévastatrices ou la fin du monde. Si la science est mal utilisée ou passe entre de mauvaises mains, elle devient une menace dangereuse pour la société et les hommes. En montrant un futur sombre, la SF exprime donc les angoisses de l’homme vis-à-vis de l’actualité. Par conséquent, c’est un genre plutôt pessimiste.

Voyages dans le temps et dans l’espace
Dans le cadre des univers scientifiquement possible, les films de science-fiction abordent des thèmes variés: l’odyssée spatiale dans «La Femme sur la lune» ou dans «Star Trek», l’expéditon maritime de «Abyss», les extraterrestres meurtriers dans «Alien», parfois gentils comme dans «E.T. l’extraterrestre», le voyage dans le temps dans «Retour vers le futur» ou «Jurassic Park», les conflits intergalactiques dans «Starship Troopers» ou dans «La Planète des singes», la critique du totalitarisme dans «Fahrenheit 451», les inquiétudes liées à la science dans «Le Voyage fantastique», «Solaris», «Soleil vert», «Matrix» ou «Minority Report», etc.

De la fiction à la réalité

La science-fiction trouve son origine dans la littérature, notamment dans les romans de Jules Verne, H. G. Wells et Stanislas Lem. Dès ses débuts, le cinéma s’en empare: «Le Voyage dans la lune» de Georges Méliès (1902) est généralement considéré comme le premier film de science-fiction de l’Histoire. Sorti plus tard, en 1927, «Metropolis» de Fritz Lang est l’un des premiers longs-métrages à présenter une cité «modèle» basée sur l’anticipation de l’avenir. Comme de nombreux films de SF à venir, il raconte le développement d’un pouvoir totalitaire qui se sert des progrès de la science. En 1950, «Destination lune» anticipe la mission Apollo XI, à bord de laquelle l’astronaute Neil Amstrong sera le premier homme à marcher sur la lune en 1969. Au fil de l’histoire du cinéma, on peut donc remarquer que de nombreux éléments qui appartenaient à la science-fiction sont aujourd’hui devenus réalité. De nombreux films de science-fiction expriment par exemple la perte d’identité et de pouvoir de l’homme au profit des machines et des robots.

Des films en lien avec l’actualité

Dans les années 1950, après la Deuxième Guerre mondiale et le désastre de la bombe atomique au Japon, de nombreux films de science-fiction racontent des événements catastrophiques, comme la fin du monde dans «Le Jour où la Terre s’arrêta». C’est la Guerre froide. Beaucoup de gens ont peur des communistes au pouvoir en URSS (actuelle Russie). Dans les films américains, cette crainte se matérialise alors sous la forme d’extraterrestres envahisseurs… La peur des extraterrestres alimente donc la SF, surtout aux Etats-Unis, au Japon et en Grande-Bretagne, comme l’attestent «La Guerre des mondes» ou «Les soucoupes volantes attaquent». Puis, dans les années 1960 et 1970, le genre évolue: inspiré par «2001, l’odyssée de l’espace» de Stanley Kubrick, George Lucas crée «La Guerre des étoiles» et inaugure les superproductions SF, qui mêlent effets spéciaux recherchés et scènes d’action spectaculaires. On parle dès lors de «space opera» pour qualifier ce genre de films. Enfin, dès les années 1990, la SF reprend les ingrédients du film catastrophe, comme en témoignent «Independance Day» ou «Armageddon». Mais les films de science-fiction montrent toujours la destruction de la planète par l’homme. En effet, les préoccupations sur le réchauffement climatique et les catastrophes écologiques donnent lieu à de nombreux films, comme «A.I. Intelligence artificielle» ou «Le Jour d’après», par exemple. Enfin, certains films, à l’image de «Blade Runner», «Bienvenue à Gattaca» ou «Spider-Man», abordent les dangers de la génétique et du contrôle absolu sur les humains.