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L’effet phi explique la sensation visuelle du mouvement à partir d’images fixes. En effet, l’effet phi est une faculté du cerveau qui, à une certaine vitesse, relie automatiquement de façon cohérente deux images fixes successives.

L’effet phi et la persistance rétinienne
Au cinéma, l’illusion du mouvement des films projetés en pellicule ou en numérique résulte de l’effet phi conjugué à une particularité de l’œil appelée «persistance rétinienne». En effet, les films sont projetés «image par image», mais le spectateur ne perçoit pas qu’il s’agit d’images fixes et séparées. Dans le cas de la télévision ou de films visibles sur un écran d’ordinateur, l’effet phi agit de façon similaire, même si les images sont construites différemment, avec des points clignotants appelés «pixels».

24 images par seconde

La pellicule cinématographique réunit des photogrammes, c’est-à-dire des photographies qui sont projetées à la suite. Les projections en supports numériques procèdent également par images successives. En effet, elles défilent généralement à la vitesse de 24 par seconde, voire plus. A cette vitesse, l’on ne perçoit plus qu’il s’agit d’images fixes. Cela provient d’une faculté du cerveau que l’on appelle «effet phi» et d’une particularité de l’œil qui s’appelle «persistance rétinienne».

Une faculté du cerveau

Quand l’œil, et plus précisément la partie que l’on appelle rétine, voit une image, le cerveau persiste à la retenir en mémoire pendant une mini fraction de seconde. Il suffit alors que l’œil voie pendant ce temps une deuxième image légèrement différente, pour que le cerveau la rattache automatiquement à la première qui reste en mémoire. Mais comme elles sont projetées à la vitesse de 24 images par seconde, le cerveau a juste le temps de les relier les unes aux autres. C’est pour cette raison que le spectateur a l’impression, ou plutôt l’illusion, qu’elles sont en mouvement, alors qu’elles sont parfaitement immobiles! On peut donc dire que la magie du cinéma, qui consiste à voir des images animées, est rendue possible grâce à une certaine faculté du cerveau et grâce à un certain «défaut» de l’œil.